Nassim
Berrichi.
Tombé dans le Kung Fu à dix ans, formé en Chine et à l'université, il enseigne aujourd'hui le Kung Fu classique chinois à Cholet, Angers et Nantes.
Tombé dedans tout petit.
C'est à dix ans que Nassim Berrichi pousse pour la première fois la porte d'une salle de Kung Fu. Son oncle y enseigne. Il l'observe, il l'imite, il s'y attache. Cette rencontre familiale ne le quittera plus.
Il commence par le Wushu traditionnel — les enchaînements de base, le travail des postures, la patience du geste répété. Quelques années plus tard, attiré par l'exigence physique et la précision technique, il passe au Wushu moderne et entre en compétition. Plusieurs années de tournois, de stages, d'entraînements intensifs façonnent sa rigueur.
Mais c'est progressivement qu'il découvre ce qui deviendra sa véritable spécialité : le Kung Fu classique chinois. Les techniques anciennes, les enchaînements traditionnels, les applications martiales, les arts de combat historiques. Tout ce qui constitue le socle des arts martiaux chinois avant leur modernisation sportive.
Aujourd'hui, il continue d'explorer cette voie classique avec la même curiosité qu'à dix ans. Et il la transmet à ses élèves, du tout-petit de quatre ans au pratiquant adulte engagé en compétition.
L'université et le tatami.
Pendant que beaucoup d'entre nous choisissent entre la voie du sport et celle de l'étude, Nassim Berrichi a fait les deux en parallèle. Pendant que ses camarades étudiaient le sport sans le pratiquer en compétition, lui s'entraînait sur le tatami, voyageait en stage, participait aux compétitions.
Et pendant qu'il enseignait déjà ses premiers cours, il rédigeait ses devoirs universitaires.
Après cinq années d'études, il obtient son diplôme universitaire en sciences du sport. Une formation qui change sa manière d'enseigner : il y apprend la physiologie de l'effort, la pédagogie du mouvement, la psychologie de la motivation, les théories de l'apprentissage moteur.
Cette double formation — martiale traditionnelle d'un côté, scientifique de l'autre — est devenue sa signature. Elle nourrit sa méthode au club, et elle nourrira plus tard les travaux du Wushu Smart Lab.
Vingt-et-un voyages, et plus encore.
Nassim Berrichi s'est rendu plus de vingt-et-une fois en Chine. Aujourd'hui, il y est régulièrement invité — comme formateur.
Dans les universités chinoises, il donne des conférences et anime des séances théoriques et pratiques. Ce qui l'attend là-bas n'est pas tout à fait ce qu'on pourrait croire. Les Chinois sont passés maîtres dans la technique martiale, mais ils s'intéressent à une autre approche que la leur : une pédagogie centrée sur la motivation, sur l'engagement du pratiquant, sur la manière d'enseigner — pas seulement de transmettre.
C'est précisément ce qu'il apporte. Une méthode européenne, nourrie par les sciences du sport et par sa propre expérience d'enseignant, qui interpelle ses collègues chinois autant qu'eux l'interpellent par leur maîtrise technique.
De ces voyages, il revient toujours avec quelque chose à transmettre. À ses élèves de Cholet, d'Angers et de Nantes — et à travers les recherches du Wushu Smart Lab.
- I. Université Normale de Shanghai
- II. Université des Sports de Xi'an
- III. École de Yun Tai Shan
Ce que j'enseigne.
Les arts martiaux chinois sont un excellent moyen d'éduquer les enfants, et d'améliorer la vie de mes étudiants au sens large.
Motiver d'abord
La technique n'existe que si le pratiquant a envie d'être là. Chaque cours est construit pour que les élèves ressortent avec le sentiment d'avoir progressé — et envie de revenir.
Éduquer par le geste
Pour les enfants, le Kung Fu transmet bien plus que des techniques. Concentration, respect, persévérance, gestion de soi — autant de qualités qui se travaillent sur le tatami et se transposent ensuite à l'école et à la vie.
Améliorer la vie
Pour les adultes, la pratique apporte ce que la vie sédentaire ne donne pas : une vraie maîtrise corporelle, un équilibre mental, et un espace où l'on apprend quelque chose pour soi, semaine après semaine.